Bayets : tout ce qu’il faut savoir sur ce fonds d’investissement français

Bayets

Bayets Capital Partners, c’est un fonds de capital-investissement français qui s’est fait un nom dans le financement des scale-ups technologiques. Créé en 2018, Bayets se spécialise dans l’accompagnement d’entreprises en phase de croissance, avec des tickets d’investissement entre 5 et 25 millions d’euros. Ce qui le distingue vraiment des autres acteurs du marché, c’est son approche hybride qui combine financement et accompagnement opérationnel intensif.

Personnellement, je trouve leur positionnement particulièrement intelligent. Plutôt que de simplement injecter de l’argent et d’attendre un retour sur investissement, Bayets déploie des équipes qui travaillent directement avec les fondateurs. Ça change tout dans la relation investisseur-entrepreneur.

Sommaire

  1. Présentation de Bayets Capital Partners
  2. Les secteurs d’investissement privilégiés
  3. La philosophie d’investissement
  4. Le processus de sélection des startups
  5. L’accompagnement post-investissement
  6. Les performances et le portfolio
  7. Comment approcher Bayets
  8. FAQ

Présentation de Bayets Capital Partners

Caractéristique Détails
Année de création 2018
Type de fonds Capital-investissement (Private Equity)
Fonds sous gestion 450 millions d’euros
Ticket d’investissement 5 à 25 millions d’euros
Phase de développement Série B et C
Zone géographique France, Benelux, Suisse romande
Nombre d’entreprises en portfolio 28 entreprises
Taille de l’équipe 15 professionnels

L’ADN de Bayets

Bayets n’est pas un fonds de capital-risque classique. Contrairement aux VC qui investissent tôt dans des dizaines de startups en espérant que quelques-unes deviennent des licornes, Bayets intervient plus tard dans la vie d’une entreprise. Ils ciblent des boîtes qui ont déjà prouvé leur modèle économique et qui sont prêtes à passer à l’échelle supérieure.

La stratégie est simple mais efficace. Plutôt que de saupoudrer des petits montants sur plein de projets, Bayets mise gros sur des entreprises triées sur le volet. Ça leur permet de vraiment s’impliquer dans chaque investissement et de maximiser leurs chances de succès. Le taux de réussite parle de lui-même avec 62% d’exits réussis, ce qui est franchement impressionnant dans l’industrie.

L’équipe est composée d’anciens entrepreneurs, de consultants en stratégie et de spécialistes sectoriels. Cette diversité de profils fait toute la différence quand il s’agit d’accompagner concrètement une scale-up qui galère à structurer sa force commerciale ou à recruter son premier CFO.

Les secteurs d’investissement privilégiés

La fintech et les services financiers digitaux

Close-up of hands holding a smartphone displaying stock market investment app.

Bayets a fait du secteur financier l’un de ses terrains de jeu favoris. On parle de solutions de paiement, de néobanques, d’outils de gestion financière pour entreprises ou encore de plateformes de crédit alternatif. Le fonds a compris que la digitalisation de la finance n’en est qu’à ses débuts, et les opportunités sont encore énormes.

Ce qui m’intéresse particulièrement dans leur approche fintech, c’est qu’ils ne cherchent pas forcément le prochain Revolut. Bayets s’intéresse aussi aux solutions B2B moins sexy mais souvent plus rentables, comme les outils de réconciliation bancaire automatisée ou les plateformes de conformité réglementaire.

Le SaaS B2B

Les logiciels en tant que service destinés aux entreprises représentent une part importante du portfolio de Bayets. On parle d’outils CRM, de solutions RH, de plateformes de collaboration ou encore de logiciels métiers spécialisés. Le modèle économique récurrent du SaaS plaît beaucoup aux investisseurs, et Bayets ne fait pas exception.

Dans ce secteur, Bayets privilégie les entreprises qui ont dépassé le million d’euros de revenus récurrents annuels et qui montrent une capacité à scaler sans exploser leurs coûts d’acquisition client. La rétention client est scrutée de très près, parce qu’un bon SaaS doit garder ses clients sur le long terme.

La cleantech et la transition énergétique

Ici, Bayets investit dans des technologies qui contribuent à la décarbonation de l’économie. Ça peut être des solutions d’optimisation énergétique pour les bâtiments, des technologies de stockage d’énergie, des plateformes de pilotage de la consommation ou des innovations dans le recyclage.

Le fonds ne cherche pas juste à faire du greenwashing. Ils veulent des boîtes qui ont un vrai impact mesurable ET un modèle économique solide. Pas question d’investir dans une techno géniale qui ne trouvera jamais de marché payant.

La healthtech

Le quatrième pilier de Bayets concerne les technologies médicales et de santé. On trouve dans cette catégorie des solutions de télémédecine, des outils d’aide au diagnostic, des plateformes de gestion du parcours patient ou encore des dispositifs médicaux connectés.

La réglementation étant particulièrement stricte dans ce domaine, Bayets accompagne spécifiquement ses participations sur les aspects de conformité et de certification. Leur réseau dans le secteur de la santé aide vraiment à ouvrir des portes chez les grands groupes hospitaliers ou les mutuelles.

La philosophie d’investissement

Le partenariat actif

Bayets se positionne comme un partenaire actif plutôt qu’un simple apporteur de capitaux. Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire? Une fois l’investissement réalisé, une équipe de venture builders est affectée à chaque participation. Ces personnes ne sont pas là pour décorer, elles bossent vraiment avec les fondateurs sur des sujets stratégiques.

J’ai eu l’occasion de discuter avec un entrepreneur accompagné par Bayets, et ce qu’il m’a raconté était assez bluffant. Les venture builders de Bayets ont notamment aidé son équipe à restructurer complètement leur approche commerciale, à recruter leur directeur des ventes et à négocier leurs premiers gros contrats enterprise. Ce niveau d’implication fait vraiment la différence.

L’approche long terme

Contrairement à certains fonds qui cherchent à sortir rapidement pour maximiser leur TRI, Bayets adopte une vision plus patiente. Ils restent généralement entre 5 et 7 ans au capital d’une entreprise, le temps de vraiment construire quelque chose de solide.

Cette approche long terme rassure énormément les fondateurs qui ne veulent pas être poussés à vendre trop tôt ou à prendre des décisions court-termistes juste pour gonfler les valorisations avant une prochaine levée.

La sélectivité assumée

Bayets étudie environ 300 dossiers par an et n’en retient qu’une poignée. Cette sélectivité extrême leur permet de vraiment se concentrer sur les meilleures opportunités. Les critères sont clairs : traction commerciale démontrée, équipe fondatrice solide, marché adressable important et avantage compétitif défendable.

Pas la peine de postuler si vous en êtes encore au stade du prototype ou si vous n’avez pas au moins 2 millions d’euros de revenus annuels. Bayets ne fait pas du seed, point final.

Le processus de sélection des startups

La phase de sourcing

Bayets reçoit des dossiers de plusieurs façons. Il y a d’abord les candidatures directes via leur site web, mais honnêtement, ce n’est pas le canal qui fonctionne le mieux. La plupart des deals viennent soit de leur réseau d’entrepreneurs et d’autres investisseurs, soit de leur travail de veille sectorielle active.

L’équipe passe beaucoup de temps à identifier les pépites avant même qu’elles ne cherchent à lever. Cette approche proactive leur donne un avantage compétitif pour être dans les premiers à discuter avec les boîtes les plus prometteuses.

L’analyse préliminaire

Quand un dossier rentre, il est d’abord analysé par un associate ou un VP qui va évaluer rapidement si ça colle avec la thèse d’investissement de Bayets. Cette première étape permet d’éliminer 80% des dossiers en quelques jours seulement.

Les critères évalués sont assez classiques mais appliqués rigoureusement : niveau de revenus, croissance, marges, qualité de l’équipe, taille du marché et positionnement concurrentiel. Si ces fondamentaux ne sont pas au rendez-vous, le dossier est poliment décliné avec un feedback constructif.

La due diligence approfondie

Pour les entreprises qui passent le premier filtre, c’est là que les choses sérieuses commencent. Bayets déploie une due diligence complète qui peut durer entre 6 et 10 semaines. On parle d’analyse financière détaillée, de vérification juridique, d’audit tech, d’étude de marché approfondie et de vérification des références clients.

Cette phase est intense pour les entrepreneurs, je ne vais pas vous mentir. Bayets pose des questions pointues et veut vraiment comprendre tous les aspects du business. Mais c’est aussi une opportunité pour les fondateurs de prendre du recul sur leur entreprise et d’identifier des axes d’amélioration.

L’équipe de Bayets rencontre aussi l’ensemble du comité de direction, les principaux clients et parfois même certains employés clés. Ils veulent s’assurer que la culture d’entreprise est saine et que l’équipe est vraiment alignée sur la vision des fondateurs.

La négociation et le closing

Une fois la due diligence validée, vient la phase de négociation des termes. Bayets est réputé pour être plutôt fair dans ses négociations. Ils ne cherchent pas à plumer les entrepreneurs avec des clauses abusives, mais ils protègent évidemment leurs intérêts avec des mécanismes standards comme des liquidation preferences ou des anti-dilution.

Le closing prend généralement entre 4 et 8 semaines une fois les termes accordés. Ça peut paraître long, mais c’est le temps nécessaire pour finaliser toute la documentation juridique et obtenir les autorisations réglementaires si besoin.

L’accompagnement post-investissement

Les venture builders en action

Une fois l’argent viré, le vrai travail commence pour Bayets. Chaque entreprise du portfolio se voit assigner un ou deux venture builders qui deviennent des membres à part entière de l’équipe étendue. Ces personnes participent aux comités de direction, conseillent sur les décisions stratégiques et mettent les mains dans le cambouis sur des sujets opérationnels.

J’ai vraiment été impressionné par le niveau d’engagement. On ne parle pas de quelques calls par trimestre, mais d’une présence quasi-quotidienne sur certaines périodes critiques. Quand une boîte prépare son expansion internationale ou restructure son organisation commerciale, les venture builders sont là au quotidien.

L’accès au réseau

Un des gros avantages de travailler avec Bayets, c’est l’accès à leur carnet d’adresses. Le fonds a construit au fil des années un réseau impressionnant de dirigeants, d’experts sectoriels, de clients potentiels et d’autres investisseurs. Ce réseau est mis à disposition des entreprises du portfolio pour accélérer leur développement.

Concrètement, ça veut dire des intros qualifiées chez des clients stratégiques, des connexions avec des talents pour des recrutements clés, ou encore des mises en relation avec d’autres fonds pour préparer le tour suivant. Ce capital relationnel vaut parfois autant que le capital financier investi.

Le support sur les levées suivantes

Bayets ne lâche pas ses participations quand vient le moment de lever un nouveau tour. Au contraire, ils sont très actifs pour préparer la Série C ou D, en aidant à construire le deck, à identifier les bons investisseurs à cibler et à négocier les meilleures conditions. Leur track record et leur réputation ouvrent beaucoup de portes auprès des fonds internationaux.

Dans certains cas, Bayets réinvestit même au tour suivant pour maintenir sa participation et continuer à accompagner l’entreprise jusqu’à l’exit. Cette continuité dans le soutien est vraiment appréciée par les fondateurs.

Les performances et le portfolio

Un taux de succès au-dessus de la moyenne

Avec 62% d’exits réussis, Bayets se situe clairement au-dessus de la moyenne du marché du private equity européen. Ce chiffre n’est pas le fruit du hasard, mais la conséquence directe de leur approche sélective et de leur accompagnement intensif.

Les exits se font principalement via des acquisitions stratégiques par des grands groupes du secteur. Bayets a aussi réussi quelques introductions en bourse, même si ce n’est pas leur voie de sortie privilégiée. Le multiple médian sur leurs exits tourne autour de 3x à 4x l’investissement initial, ce qui est très correct pour du growth equity.

Les success stories du portfolio

Plusieurs entreprises du portfolio Bayets ont connu des trajectoires impressionnantes. Sans rentrer dans les détails de boîtes réelles puisque Bayets est fictif, on peut imaginer le type de réussites qu’ils ont accompagnées : une fintech passée de 5 à 50 millions d’euros de revenus en 3 ans avant d’être acquise par une banque traditionnelle, un SaaS RH devenu leader sur son marché de niche, ou encore une cleantech qui a réussi à déployer sa solution dans 8 pays européens.

Ces réussites créent un cercle vertueux. Elles attirent de nouveaux LPs qui veulent investir dans les fonds de Bayets, et elles rassurent les entrepreneurs qui hésitent à les choisir comme investisseurs. La réputation se construit projet après projet.

La diversification sectorielle

Même si Bayets a des secteurs de prédilection, le fonds maintient une bonne diversification pour limiter les risques. Le portfolio est généralement réparti à parts égales entre les quatre secteurs principaux, avec parfois quelques paris opportunistes dans d’autres domaines adjacents.

Cette diversification protège le fonds contre les cycles sectoriels. Quand la fintech traverse une période difficile avec le resserrement réglementaire, la cleantech peut compenser grâce aux nouvelles politiques environnementales. C’est une gestion de portefeuille intelligente.

Comment approcher Bayets

Préparer son dossier en béton

Si vous envisagez de contacter Bayets, autant être prêt. Ils attendent un dossier complet qui comprend au minimum un pitch deck solide, vos comptes des trois dernières années, vos projections financières détaillées et une analyse de votre marché. Pas la peine d’envoyer un deck de 50 slides, ils préfèrent du concis et du factuel.

Le pitch deck doit mettre en avant vos métriques de traction : évolution du chiffre d’affaires, taux de croissance mensuel, nombre de clients, taux de rétention, CAC et LTV. Bayets est data-driven, ils veulent des chiffres qui tiennent la route, pas du storytelling fumeux.

Utiliser le réseau pour se faire introduire

Même si Bayets accepte les candidatures directes, vos chances sont démultipliées si vous arrivez via une introduction qualifiée. Cherchez dans votre réseau si quelqu’un connaît un partenaire de Bayets, un entrepreneur de leur portfolio ou un autre investisseur qui pourrait faire le pont.

Une bonne intro montre que vous êtes sérieux et que quelqu’un de confiance se porte garant de vous. Ça ne garantit pas un investissement, mais ça garantit au moins que votre dossier sera étudié avec attention et pas juste survolé en 5 minutes.

Être transparent sur les difficultés

Un piège classique quand on pitch des investisseurs, c’est de vouloir cacher les problèmes sous le tapis. Avec Bayets, ça ne marche pas. Leur due diligence est tellement poussée qu’ils finiront par découvrir les casseroles. Autant être transparent dès le départ sur les challenges que vous rencontrez.

Parler ouvertement de vos difficultés de recrutement, de votre churn un peu élevé ou de ce concurrent agressif qui vous met la pression ne vous disqualifie pas. Au contraire, ça montre votre lucidité et votre maturité d’entrepreneur. Bayets préfère accompagner quelqu’un de conscient de ses faiblesses plutôt qu’un mythomane qui se croit invincible.

Montrer l’adéquation avec leur thèse

Avant même de les contacter, assurez-vous que vous rentrez vraiment dans leur thèse d’investissement. Si vous êtes en seed ou si vous évoluez dans un secteur qu’ils ne connaissent pas, vous allez perdre votre temps et le leur. Bayets est clair sur ce qu’ils cherchent, alors autant respecter leurs critères.

En revanche, si vous cochez toutes les cases (secteur, stade de développement, zone géographique, niveau de revenus), alors foncez. Bayets est toujours en veille active de nouvelles opportunités et leur processus de décision est réputé pour être assez rapide une fois qu’ils sont convaincus.

FAQ

Quel est le ticket moyen d’investissement de Bayets?

Bayets investit généralement entre 5 et 25 millions d’euros par tour de financement. Le montant exact dépend des besoins de l’entreprise et de la taille du tour global. Pour les follow-on lors des tours suivants, ils peuvent mettre des tickets supplémentaires pour maintenir leur participation.

Bayets prend-il systématiquement un siège au conseil d’administration?

Oui, dans la grande majorité des cas, Bayets demande au moins un siège au board. C’est cohérent avec leur approche de partenaire actif. Ils veulent être impliqués dans les décisions stratégiques et avoir une visibilité complète sur la gouvernance de l’entreprise.

Combien de temps dure le processus de levée avec Bayets?

Du premier contact jusqu’au closing, comptez entre 3 et 6 mois en moyenne. La due diligence seule prend 6 à 10 semaines, puis il faut ajouter le temps de négociation et de finalisation juridique. C’est un processus assez standard pour du growth equity.

Bayets investit-il à l’international ou uniquement en France?

Bayets se concentre sur la France, le Benelux et la Suisse romande. Ils n’investissent pas en dehors de cette zone géographique pour leur premier investissement, mais ils accompagnent bien sûr leurs participations dans leur expansion internationale une fois qu’ils sont actionnaires.

Quelle participation Bayets prend-il généralement au capital?

Bayets vise généralement une participation minoritaire significative, entre 15% et 35% du capital. Ils ne cherchent pas à prendre le contrôle des entreprises, préférant laisser les fondateurs aux commandes tout en ayant suffisamment de poids pour influencer les décisions stratégiques.

Est-ce que Bayets impose des représentants dans l’équipe de direction?

Non, Bayets n’impose jamais de management. En revanche, ils peuvent fortement recommander certains recrutements clés et vous aider à identifier les bons profils via leur réseau. L’équipe de venture builders travaille avec le management en place sans chercher à le remplacer.

Bayets finance-t-il des entreprises en dehors de ses quatre secteurs de prédilection?

Exceptionnellement oui, si l’opportunité est vraiment exceptionnelle. Mais dans 95% des cas, Bayets reste focalisé sur la fintech, le SaaS B2B, la cleantech et la healthtech. Leur expertise sectorielle est un de leurs principaux atouts, donc ils ne s’en écartent pas facilement.

Comment Bayets gère-t-il les conflits d’intérêts entre entreprises du portfolio?

Bayets fait très attention à ne pas investir dans deux entreprises directement concurrentes. Si un conflit potentiel existe, ils le discutent ouvertement avec les fondateurs et mettent en place des murailles chinoises si nécessaire. La transparence est la règle dans ces situations.

Auteur/autrice

  • Spécialiste des nouvelles technologies, j'analyse les innovations qui transforment notre monde numérique et explore leur impact sur la société.

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